LE VISAGE D’ORPHÉE

 

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Le Visage D’Orphée

 

« Orphée est mort, déchiré par les Bacchantes. Ses membres pourrissent aux rives du fleuve et ses doigts, qui avaient charmé les sirènes, sont la demeure des vers et des écrevisses. Mais la tête d’Orphée, mystérieusement imputrescible, descend le fleuve, toujours chantante. Inlassablement la tête oraculaire chante la chanson qui enchante le monde. »

 

Olivier PY, Le Visage d’Orphée

 

Orphée est notre Dieu et la Chaufferie notre théâtre. Nous y représentons des formes musicales, théâtrales et lyriques en interrogeant les notions d’immanence et de transcendance dans le performatif.

 

En considérant la chaufferie par ses caractéristiques spatiales et acoustiques, nous avons imaginé un espace scénographié autour du mythe d’Orphée, dont la tête continua à chanter après la torture et la mort. Ce lieu alors dessiné accueille musiciens, danseurs, poètes et artistes afin d’interroger le caractère indéniablement sacré de l’édifice qu’est le théâtre et de proposer un rituel culturel poétique, une messe artistique. La scénographie en mouvement perpétuel vient structurer ces performances dans une dramaturgie lyrique ou l’éphémère est revendiquée, l’érosion et le sensible érigés.

 

Le Visage d’Orphée, projet mené à la Chaufferie lors de l’évènement Avant-Première (2014)

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SANS TITRE MAIS POETIQUE

 
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A l’occasion du festival de poésie sonore SANS TITRE (mais Poétique) se tenant au Hall des Chars (Strasbourg), le comité nous a proposé d’investir l’espace d’accueil du HALL DES CHARS, carrefour du festival, qui rassemble le public et dessert les différents espaces du lieu. La ligne conductrice était avant tout de considérer cet espace d’accueil comme un espace d’exposition de travaux personnels (vidéos et textes) au sein d’une muséographie en adéquation avec ce lieu spécifique, en se servant de matériaux bruts laissés apparents, béton, bois brut, électricité pour orienter l’esthétique vers une réinterprétation des codes du chantier, pour créer un espace fonctionnel, en considérant l’exposition comme une installation globale.

Projet poétique mené en collaboration avec Simon Jerez au Hall des Chars (2014)

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VILLE(S) EN JEU(X)

 
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VILLE(S) ENJEU(X)

 

  

 

 

Aujourd’hui de par le monde, les interventions d’artistes dans l’espace urbain se multiplient. Ils viennent du théâtre ou de la danse, mais aussi des arts visuels ou sonores. Leurs actes s’inscrivent dans les contextes qu’ils investissent et produisent des moments de théâtralité qui interrogent le devenir des villes. Ils reconfigurent les modes de représentation, tant dans les formes produites que dans la relation au public qui les perçoit, ce choix d’agir dans la ville étant une question ouverte et irrésolue posée aux lieux habituels de présentation de l’art.

Ce pourquoi la scénographie pour ce colloque avait pour intention de faire pénétrer la ville dans le théâtre  et d’inciter le public à investir la scène. La composition et le rapport entre conférenciers et public se reconfigurait de manière ludique tout au long des deux jours de discussions au théâtre du Maillon à Strasbourg

 
 

LES MADÉCASSES

 
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LES MADÉCASSES de Ravel est un recueil composé de trois chansons: « Nahandove » est un morceau très sensuel et érotique, « Aoua » est violent et révolutionnaire, et « Il est doux » traduit la chaleur et l’intimité. Il est écrit pour un quatuor où la voix prend le rôle d’instrument principal, et nous avons vu ici l’occasion de placer le public au cœur de l’échange entre la chanteuse et les autres musiciens. Les éléments scéniques entrent en résonance avec le lieu existant; des étoffes, des voiles transparents et des miroirs referment l’espace ou à l’inverse l’ouvrent à l’infini.

Les Madécasses, projet mené par les étudiants de la HEAR sous la direction de Pierre-André Weitz au Conservatoire de Strasbourg (2013)

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LA SERINETTE

 

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LA SERINETTE avril 2012 à la chaufferie

 

 » Je suis au Louvre. C’est un petit format. Il est entouré de dorures exagérées. Il est sombre et nacré, vert sur noir. On l’a vitré. J’ai lu tout à l’heure qu’on avait inventé de nouvelles vitres antireflets.
Il y a une femme habillée en blanc, le visage blanc. Elle est habillée de transparences superposées. Elle tourne une manivelle sur un coffre – c’est la serinette -, et elle regarde la cage. Donc, la serinette, c’est un instrument de bois qui sert à faire chanter les serins. Rien d’autre. Il y a un grand métier à tisser qu’elle vient d’abandonner et, par la fenêtre, une lumière de fin d’après-midi, glauque – glauque veut dire vert. « 

LA SERINETTE est un texte d’Olivier PY, inspiré du tableau de Chardin.

Agnès, après la mort de son compagnon, part avec un message d’espoir délivré par un inconnu quelques jours plus tôt. Nous avons mis en scène le texte trois fois, de telle sorte qu’il prenne une tournure différente en fonction de son contexte.

 

La Serinette, mis en scène et scénographié par des élèves de la HEAR, sous la direction de Pierre-André Weitz, à la Chaufferie (2012)

 

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