CAVALLERIA RUSTICANA

 

Un ticket pour L’Opéra

Invité par l’Ensemble Lirico Spinto, Scenopolis réalise la mise en scène, la scénographie et les costumes pour Cavalleria Rusticana, un opéra vériste en un acte. Le projet réunit plasticiens et musiciens, étudiants du conservatoire de Strasbourg et jeunes chanteurs professionnels. Il est dirigé par Étienne Ferrer, directeur musical de l’ensemble Lirico Spinto et produit par Pierre-Luc Moreau, tous deux étudiants en musicologie à Strasbourg.
Cavalleria Rusticana est présenté les 23, 25 et 30 mars à l’Espace le 23 à Strasbourg.

 

La Scénographie

Depuis le proscenium avance un long podium de part et d’autre duquel est assis le public. Ici c’est la scène qui vient à lui. Au bout du podium l’orchestre joue et l’espace se transforme en plateau de tournage, en défilé de mode, en salle de cinéma, des caméras sont placées sur scène et dans les cintres, filmant chanteurs, choeur et techniciens. En plaçant le public non pas en face mais au coeur de l’opéra, nous voulons donner la musique à voir et les corps à sentir.

 

Crédits photo Tony Trichanh



LE LAC DES SIGNES

 

Il s’agit d’une installation qui fonctionne seule et également en tant que dispositif scénographique. Ce miroir liquide accueille des performances ainsi que des sculptures, d’un registre aussi bien poétique que drôle et absurde. Il est devenu, en trois jours, un espace à investir et un support d’expérimentations en constante évolution. Les performances et les installations se succédaient en permanence, ponctuées de temps en temps par des transitions et des respirations.
LE LAC DES SIGNES, projet mené pendant l’évènement Avant-Première à la HEAR (2013), en collaboration avec Maxime Chudeau, Kevin Klein, Celie, Aurore De Ganay, Astrid Bachoux, Louise Mutrel, Louana Moschli, Monica Lee, Oscar, Xavière Fertin, Jorge Bompadre.

crédit photo: Tony Trichanh

LA SERINETTE

 

LA SERINETTE

“ Je suis au Louvre. C’est un petit format. Il est entouré de dorures exagérées. Il est sombre et nacré, vert sur noir. On l’a vitré. J’ai lu tout à l’heure qu’on avait inventé de nouvelles vitres antireflets.
Il y a une femme habillée en blanc, le visage blanc. Elle est habillée de transparences superposées. Elle tourne une manivelle sur un coffre – c’est la serinette -, et elle regarde la cage. Donc, la serinette, c’est un instrument de bois qui sert à faire chanter les serins. Rien d’autre. Il y a un grand métier à tisser qu’elle vient d’abandonner et, par la fenêtre, une lumière de fin d’après-midi, glauque – glauque veut dire vert.”
LA SERINETTE est un texte d’Olivier PY, inspiré du tableau de Chardin.
Agnès, après la mort de son compagnon, part avec un message d’espoir délivré par un inconnu quelques jours plus tôt. Nous avons mis en scène le texte trois fois, de telle sorte qu’il prenne une tournure différente en fonction de son contexte.

La Serinette, mis en scène et scénographié par des élèves de la HEAR, sous la direction de Pierre-André Weitz, à la Chaufferie (2012)