MÉMOIRE DE PAPIER

 
andrea petitALEXANDRA petit

 

 

MÉMOIRE DE PAPIER

 

Mémoire de papier est un projet d’exposition / performance ayant pour origine un questionnement autour de l’idée de frontière(s).

 

Derrière la notion de frontière, il y a l’indéniable volonté de compartimenter le tout pour créer du multiple. Elle se traduit spatialement par une division, une mise à distance d’une chose à une autre.
De part et d’autre de cette zone, physique, politique, symbolique se trouvent des identités qui se distinguent les unes des autres. De cette division il peut y avoir duo ou dualité, selon que ce segment qu’est la frontière soit jointure ou séparation.

 

Notre attention se porte sur la cathédrale de Strasbourg. Au delà du symbole graphique dans la ville, l’édifice est une zone où convergent les regards, un espace figé que capturent des milliers d’appareils photo chaque année, une icône de pierre que notre projet cherche à provoquer en dialoguant avec sa façade.
Nous voulons réactiver notre manière de percevoir cet édifice en venant créer sur la place de la cathédrale une exposition de costumes de papier, s’inspirant des formes et des motifs, de la peau de l’architecture. Ces costumes sont des fragments, des mimes, tentatives de personnification de l’édifice, des habitats éphémères que les danseurs incarnent le temps d’une représentation. Temps à la fin duquel ils se déchirent et disparaissent.

 

Ainsi notre projet cherche à développer un vocabulaire de forme et contre-forme, de temps et contre-temps entre le monument de pierre et l’habit de papier.

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Les spectateurs, visiteurs, avertis ou non de la représentation se trouvent sur le parvis de la cathédrale à la tombée du jour.
Dans la foule, passante, stagnante, des figures blanches apparaissent peu à peu.
Ce sont des danseurs que des costumiers habillent de vêtements en papier taillés sur place, agrafés sur mesure en quelques minutes.
Les danseurs se déplacent prudemment, lentement, pour ne rien déchirer de leurs fragiles enveloppes. Leurs gestes contrariés créent une arythmie, suscitant l’attention des spectateurs et la curiosité des visiteurs.
Ils déambulent à travers la foule, prennent la pause, s’animent pas à pas.
Leurs mouvements, déterminés par la forme de leurs costumes, dialoguent avec le contexte dans lequel ils s’inscrivent : les postures des spectateurs, les figures et les formes gothiques de la cathédrale.
Leurs gestes deviennent de plus en plus dansés, progressivement les costumes se déchirent, les corps muent.
Au sol, les vêtements de papier continuent de se mouvoir agités par le vent. Ils deviennent de frêles sculptures exposées au pied de l’édifice.

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INTERATTRACTION

 
KEVIN petit clement petit
 
 

INTERATTRACTION

La main est immédiatement apparue comme la première intervention pour maitriser et géométriser l’élastique afin d’en donner une sensation d’espace et de temps relative.  Les captations de ces manipulations ont ensuite servies à la fois de partition chorégraphique pour les danseurs, et d’éclairage de scène. L’image prend alors le pas sur la musique pour faire naître les mouvements, la ligne blanche de l’élastique devient le témoin des attractions entre les corps, matérialise une interconnexion fictive, spatialise une relation imaginaire.   

SALLE DES MACHINES

 
XULIA petit clement petit
 
 
3 JOURS 4 VIES

Dans ce projet, il s’agit de mettre en roulement des créations personnelles et partagées, où chaque artiste, dans chaque boîte, continuera le projet d’un autre par intermittence. Ces temps de créations rythmés sont improvisés et avancés au jour le jour, puis rendus dans « l’espace commissaire » du fond, là où sont exposés les créations sorties des boîtes, mises en scène dans l’espace et alors données aux yeux du public. Les boîtes se touchent presque, mais les chercheurs qui s’y trouvent ne communiquent ni entre eux, ni avec l’extérieur. Un moniteur placé à l’avant de chaque boîte, retransmet en direct ce qu’y s’y déroule grâce aux caméras à l’intérieur.

 Artistes participants: Monica Mays Minguelez, Martin Carolo, Clément Debras, Raphaël Mignerat.

 

ACTUELLES XIV, XV et XVI au TAPS Gare

 
nastassia petit max petit math petit CLEMENTINE petit DJO petit KEVIN petit IKE petit ALEXANDRA petit andrea petit XULIA petit

 
 

Les ACTUELLES est un festival de lecture organisé par le Taps Gare chaque année. Il fait appel à des comédiens, et des étudiants de l’atelier de scénographie de la HEAR pour proposer une mise en espace des lectures au service de la dramaturgie.

Ci-contre des photographies de lectures menées ces dernières années, projets issus d’une proposition de collaboration avec le Taps Gare par François Duconseille et Jean-Christophe Lanquetin (2011-2012-2013-2014)

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MODÉLISATION 3D

 
KEVIN petit     max petit
 
 

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La technique est la suivante: peindre les objets en volume pour en extraire une illusion en deux dimensions grâce à la photographie. Cette anamorphose est une manière de jouer des codes de la modélisation 3D afin de brouiller les pistes. Est-ce de la peinture, une image de synthèse, une photographie ou la réalité? Durant le temps de l’installation, une camera filmait en négatif l’espace depuis le point de vu unique, afin de recompser l’image dans sa juste perspective. Le spectateur, élément perturbateur, se trouvait physiquement dans une “entre-image” lorsqu’il pénétrait dans la penderie, car lui seul n’était pas adapté à l’espace dans sa représentation filmée.

 

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