LE LAC DES SIGNES

 

Il s’agit d’une installation qui fonctionne seule et également en tant que dispositif scénographique. Ce miroir liquide accueille des performances ainsi que des sculptures, d’un registre aussi bien poétique que drôle et absurde. Il est devenu, en trois jours, un espace à investir et un support d’expérimentations en constante évolution. Les performances et les installations se succédaient en permanence, ponctuées de temps en temps par des transitions et des respirations.
LE LAC DES SIGNES, projet mené pendant l’évènement Avant-Première à la HEAR (2013), en collaboration avec Maxime Chudeau, Kevin Klein, Celie, Aurore De Ganay, Astrid Bachoux, Louise Mutrel, Louana Moschli, Monica Lee, Oscar, Xavière Fertin, Jorge Bompadre.

crédit photo: Tony Trichanh

LA SERINETTE

 

LA SERINETTE

“ Je suis au Louvre. C’est un petit format. Il est entouré de dorures exagérées. Il est sombre et nacré, vert sur noir. On l’a vitré. J’ai lu tout à l’heure qu’on avait inventé de nouvelles vitres antireflets.
Il y a une femme habillée en blanc, le visage blanc. Elle est habillée de transparences superposées. Elle tourne une manivelle sur un coffre – c’est la serinette -, et elle regarde la cage. Donc, la serinette, c’est un instrument de bois qui sert à faire chanter les serins. Rien d’autre. Il y a un grand métier à tisser qu’elle vient d’abandonner et, par la fenêtre, une lumière de fin d’après-midi, glauque – glauque veut dire vert.”
LA SERINETTE est un texte d’Olivier PY, inspiré du tableau de Chardin.
Agnès, après la mort de son compagnon, part avec un message d’espoir délivré par un inconnu quelques jours plus tôt. Nous avons mis en scène le texte trois fois, de telle sorte qu’il prenne une tournure différente en fonction de son contexte.

La Serinette, mis en scène et scénographié par des élèves de la HEAR, sous la direction de Pierre-André Weitz, à la Chaufferie (2012)

 

LE VISAGE D’ORPHÉE

 

Le Visage D’Orphée

« Orphée est mort, déchiré par les Bacchantes. Ses membres pourrissent aux rives du fleuve et ses doigts, qui avaient charmé les sirènes, sont la demeure des vers et des écrevisses. Mais la tête d’Orphée, mystérieusement imputrescible, descend le fleuve, toujours chantante. Inlassablement la tête oraculaire chante la chanson qui enchante le monde. »

Olivier PY, Le Visage d’Orphée

Orphée est notre Dieu et la Chaufferie notre théâtre. Nous y représentons des formes musicales, théâtrales et lyriques en interrogeant les notions d’immanence et de transcendance dans le performatif.

En considérant la chaufferie par ses caractéristiques spatiales et acoustiques, nous avons imaginé un espace scénographié autour du mythe d’Orphée, dont la tête continua à chanter après la torture et la mort. Ce lieu alors dessiné accueille musiciens, danseurs, poètes et artistes afin d’interroger le caractère indéniablement sacré de l’édifice qu’est le théâtre et de proposer un rituel culturel poétique, une messe artistique. La scénographie en mouvement perpétuel vient structurer ces performances dans une dramaturgie lyrique ou l’éphémère est revendiquée, l’érosion et le sensible érigés.

Le Visage d’Orphée, projet mené à la Chaufferie lors de l’évènement Avant-Première (2014)