LE VISAGE D’ORPHÉE

 

Le Visage D’Orphée

« Orphée est mort, déchiré par les Bacchantes. Ses membres pourrissent aux rives du fleuve et ses doigts, qui avaient charmé les sirènes, sont la demeure des vers et des écrevisses. Mais la tête d’Orphée, mystérieusement imputrescible, descend le fleuve, toujours chantante. Inlassablement la tête oraculaire chante la chanson qui enchante le monde. »

Olivier PY, Le Visage d’Orphée

Orphée est notre Dieu et la Chaufferie notre théâtre. Nous y représentons des formes musicales, théâtrales et lyriques en interrogeant les notions d’immanence et de transcendance dans le performatif.

En considérant la chaufferie par ses caractéristiques spatiales et acoustiques, nous avons imaginé un espace scénographié autour du mythe d’Orphée, dont la tête continua à chanter après la torture et la mort. Ce lieu alors dessiné accueille musiciens, danseurs, poètes et artistes afin d’interroger le caractère indéniablement sacré de l’édifice qu’est le théâtre et de proposer un rituel culturel poétique, une messe artistique. La scénographie en mouvement perpétuel vient structurer ces performances dans une dramaturgie lyrique ou l’éphémère est revendiquée, l’érosion et le sensible érigés.

Le Visage d’Orphée, projet mené à la Chaufferie lors de l’évènement Avant-Première (2014)

VIA LA GRECE

VIA LA GRÈCE, exposition menée en collaboration avec des étudiants en archéologie à l’Université et des étudiantes en graphisme à la HEAR, sous la direction d’Alexandre Fruh (2014)

MADECASSES

LES MADÉCASSES de Ravel est un recueil composé de trois chansons: « Nahandove » est un morceau très sensuel et érotique, « Aoua » est violent et révolutionnaire, et « Il est doux » traduit la chaleur et l’intimité. Il est écrit pour un quatuor où la voix prend le rôle d’instrument principal, et nous avons vu ici l’occasion de placer le public au cœur de l’échange entre la chanteuse et les autres musiciens. Les éléments scéniques entrent en résonance avec le lieu existant; des étoffes, des voiles transparents et des miroirs referment l’espace ou à l’inverse l’ouvrent à l’infini.
Les Madécasses, projet mené par les étudiants de la HEAR sous la direction de Pierre-André Weitz au Conservatoire de Strasbourg (2013)

LES ACTUELLES

 

 

Les ACTUELLES est un festival de lecture organisé par le Taps Gare chaque année. Il fait appel à des comédiens, et des étudiants de l’atelier de scénographie de la HEAR pour proposer une mise en espace des lectures au service de la dramaturgie.
Photographies de lectures menées ces dernières années, projets issus d’une proposition de collaboration avec le Taps Gare par François Duconseille et Jean-Christophe Lanquetin (2011-2012-2013-2014)

 

PEANUTS

 

Porteurs du projets : Maxime Chudeau et Kevin Klein

Peanuts de Fausto Paravidino est une pièce qui interroge le monde géopolitique contemporain à travers une situation initiale qui semble reprendre tous les apparats du vaudeville : une bande de jeunes adolescents profitent de l’appartement d’un inconnu jusqu’à le vandaliser.
La scénographie propose une dramaturgie de l’espace fondée sur un mouvement d’ouverture vers le méta-théâtre. Le décorum bourgeois de la première partie est peu à peu souillé puis se tourne. Le verso laisse entrevoir les viscères de la situation.