LE VISAGE D’ORPHÉE

 

Le Visage D’Orphée

« Orphée est mort, déchiré par les Bacchantes. Ses membres pourrissent aux rives du fleuve et ses doigts, qui avaient charmé les sirènes, sont la demeure des vers et des écrevisses. Mais la tête d’Orphée, mystérieusement imputrescible, descend le fleuve, toujours chantante. Inlassablement la tête oraculaire chante la chanson qui enchante le monde. »

Olivier PY, Le Visage d’Orphée

Orphée est notre Dieu et la Chaufferie notre théâtre. Nous y représentons des formes musicales, théâtrales et lyriques en interrogeant les notions d’immanence et de transcendance dans le performatif.

En considérant la chaufferie par ses caractéristiques spatiales et acoustiques, nous avons imaginé un espace scénographié autour du mythe d’Orphée, dont la tête continua à chanter après la torture et la mort. Ce lieu alors dessiné accueille musiciens, danseurs, poètes et artistes afin d’interroger le caractère indéniablement sacré de l’édifice qu’est le théâtre et de proposer un rituel culturel poétique, une messe artistique. La scénographie en mouvement perpétuel vient structurer ces performances dans une dramaturgie lyrique ou l’éphémère est revendiquée, l’érosion et le sensible érigés.

Le Visage d’Orphée, projet mené à la Chaufferie lors de l’évènement Avant-Première (2014)